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 Deux Ombres.

15/9/2009

 

Deux Ombres.

 

 

J'étais ton amie, tu étais mon frère,
Les yeux secs des sables des même déserts ;
Tu t'appuyais sur mon épaule engourdie,
Me parlant sans cesse de ton amour enfui.

Parfois une inquiétude voilait ton regard,
Pourquoi nous être rencontrés si tard ?
Je disais des mots doux pour apaiser tes nuits,
Tu caressais ma nuque et j'étouffais mes cris ;

Les poisons mortels avaient fait leur chemin
Insufflant en nos veines leurs noirs desseins.
Nous fûmes deux tout en n'étant qu'un,
Sur les routes, les mers,  aux mille parfums,

Loin le voyage qui mène nulle part.
Je voyais, sans y voir, à travers ton regard.
Et puis tout s'arrêta : le bruit, les choses,
Les souvenirs lancinants aux parfums de roses.

Ta main dans la mienne a cessé de trembler
La pendule de ton cœur venait de s'arrêter.
J'ai cessé d'avancer, à tes côtés perdus ;
J'ai laissé le vent sécher ma peau nue,

Jusqu'au bout je t'ai voulu accompagner ;
Et mes larmes aux tiennes mêlées
Ont formé comme des nues au ciel bleu Amour,
Ton ombre à la mienne,  pour toujours.

 

 

 

LESLIGNES

 

 

 

 

 

 

Tags : bonheur amour poeme

Catégorie : Poésies. Envoyer à un ami

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